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SENDIKA OUVRIYE CODEVI WANAMENT (SOKOWA)


17 août 2004

Par l’intermédiaire de l’Inter Syndical Premier Mai – Batay Ouvriye, à laquelle nous sommes affiliés, nous avons appris que la direction de la CODEVI SA, fit parvenir son accord pour, par le biais d’une médiation toujours à mettre sur pied, arriver à des négociations avec le Syndicat en vue d’opérer à la réintégration des ouvriers à l’extérieur de l’usine depuis le 11 juin passé.

Cependant, en même temps, ne voilà-t-il pas que certains ouvriers reçoivent individuellement des lettres sans rien de fixé au sujet de la réintégration générale, qui seront les ouvriers réintégrés, à quel rythme, selon quel calendrier et, surtout, sans qu’aucune négociation ait eu lieu.

Nous trouvons ces deux actes très contradictoires. De plus, les trois jours de réponse exigés ne peuvent fonctionner, tenant compte justement de la confusion apportée par ces deux actes contradictoires.

C’est pourquoi nous demandons à la direction de surseoir à cette pratique unilatérale pendant que nous proposons qu’une rencontre ait lieu dans le meilleur délai pour débattre de ce point de façon correcte. Tenant compte de l’urgence de la situation, nous proposons qu’elle soit tenue ce vendredi 20 août même, à l’heure qui vous conviendra.

Dans l’attente d’une réponse qui elle aussi tiendra compte de l’urgence mentionnée, recevez nos salutations syndicales.

Pour le SOKOWA Telor Borgella, Secrétaire

cc. Mme Danielle St. LOT, Ministre du Commerce et de l’Industrie, Présidente de la Commission Nationale des Zones Franches / M. Pierre-Claude CALIXTE, Ministre des Affaires Sociales et du Travail


Lettre de la Codevi suscitant cette réaction:

9 août 2004

À QUI DE DROIT

Le Groupe M s’est engagé à faire sa part pour assurer la future réussite de CODEVI. Nous continuons à croire que l’entreprise peut apporter d’importants bénéfices à la communauté locale de Ouanaminthe, à tous les ouvriers qui y travaillent, et au Groupe M. Pour ces raisons, nous avons pris la détermination d’entamer des négociations, avec l’assistance de médiateurs professionnels, avec SOKOWA, dans l’esprit de bonne foi et d’engagement. Nous nous engageons également à trouver une solution juste—une solution qui reflète les meilleurs intérêts et les droits des ouvriers chez CODEVI, et qui garantisse la capacité du Groupe M pour opérer dans une usine hautement productive et qui satisfait les besoins de nos clients.

Avec cette intention et dans cet esprit, le Groupe M promet que les ouvriers licenciés aux alentours du 11 juin seront rengagés dans la mesure où il y aura de postes de travail disponibles, selon les modalités d’appel et de rengagement qui seront négociées par le Groupe M et SOKOWA avec l’assistance de l’équipe de médiation désignée. Le Groupe M a cependant des soucis par rapport à quelques de ces ouvriers, à cause de leurs antécédents dans leurs emplois précédents. Néanmoins, le Groupe M est prêt, pendant le procès de médiation, à négocier avec SOKOWA au sujet de la situation future des ouvriers qui nous inquiètent. Le Groupe M est aussi prêt à négocier la situation future de tous les ouvriers congédiés des usines CODEVI depuis le 11 juin 2004.

L’équipe administrative et moi-même attendons avec intérêt les négociations et, nous espérons notamment d’atteindre un résultat qui permettra la future réussite de l’entreprise et de la communauté de Ouanaminthe, Haïti.

Bien à vous



Fernando Capellan

Président,

Groupe M


DOSSIER ZONE FRANCHE CODEVI OUANAMINTHE

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